Dimanche 16 décembre 2007
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Ce prince charmant s'apelle Fabrice et nous avons passé des heures de discussions sur ICQ (oui a l'époque msn était moins courant lol). Puis nous nous sommes téléphoné des heures entières. Tout
collait parfaitement dans notre vision de la vie, des choses, il ma rassurait, m'appaisait. J'ai fini par franchir le premier pas et lui envoyer des photos de moi.
Bizarrement pour moi sa réaction a été très positive il me trouvait superbe. J'avais du mal à le croire mais pourquoi ne pas le faire finalement. Il m'envoya sa photo à son tour.
Honnêtement je crois que si je l'avais croisé dans la rue je ne me serais pas dutout retourné sur lui parce que il était pas le style d'homme que je regardait étant lui dans un style metal a
fond, cheveux longs , pas un sourire sur la photo visag très fermé mais je ne me suis pas attardé à cela après tout ce que nous avions partagé.
Suite a un mois complet sans internet, où nous nous téléphonions plusieurs fois par jour, il fallut se décider à se rencontrer.
Dès que j'eu les clefs de mon appartement, le lendemain, mon prince arriva à la gare. Avec angoisse je m'y rendit, en retard par peur de l'attente. Il était là, en bas des marches, attendant ma
venue et la rencontre fut un vrai coup de foudre et notre couple est depuis presque 7 ans (dont 3 ans et demi de mariage) fusionnel et d'un amour sans limite.
Il m'accepta telle que j'étais à tel point qu'il me disait sans arrêt que j'avais le plus beau corps du monde ce qui au début me fit verser beaucoup de larmes. Comment croire de telles paroles
quand on ne s'accepte pas soit même ? Quand on a plus dutout confiance en soit.
J'avais affaire à un homme plus jeune que moi de 10 ans et demi et qui jour après jour me redonnait confiance, calme, sérénité. J'arrivais à accepter petit à petit ce que j'étais, qui j'étais
mais non sans difficulté.
Je mis malgré tout assez longtemps a accepter de prendre cette confiance et à nous considérer à deux et non plus seule comme je l'avais été dans mes couples précédents. Peu à peu je m'ouvris à
lui et lui racontais mon passé pas très glorieux et chaotique. Il me consola, me rassura. Il était toujours la pour m'écouter, me soutenir et je me sentais couplable de lui imposer ce lourd
passé. J'étais alors sous traitement anti dépresseur pour m'aider à passer un cap difficile et je trouvais en lui un soutien au quotidien des plus précieux.
J'avais repris confiance en moi, j'acceptais enfin ce corps qui était de toute façon le mien que je le veuille ou non. Je repris confiance en mes capacités et peu à peu mes doutes commençaient à
s'effacer.
Il fallait cependant que je retrouve une certaine paix avec moi même alors je me fis hospitaliser trois semaines pour prendre du recul suite à de très grosses crises d'angoisse que mon traitement
n'arrivait plus à appaiser. Cela me fit le plus grand bien et je pris conscience qu'il fallait que je règle certaines choses avec mon passé.
Depuis je suis une thérapie avec une psychologue qui est fantastique et avec qui je peux m'ouvrir complètement, et une psychiatre qui adapte au fur et à mesure mon traitement.
Cette thérapie m'a conduit au fur et à mesure à lacher quelques fantômes, à accepter certains évênements et à détacher l'affect de choses lourdes. Remontant alors la pente j'ai décidé de prendre
ma santé en main. Et là commence le réel combat que je mène de façon plus incisive et plus responsable.
Par Tristane
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Publié dans : Mon parcours d'obèse
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Dimanche 9 décembre 2007
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21:43
A l'âge de 23 ans, plus proche des 24, je rencontrai, par l'intermédiaire d'une amie, un homme de 32 ans, charmant, du prénom de Pascal. Motard et employé de restauration, notre rencontre fut un
coup de foudre puisque depuis le premier jour de cette rencontre j'habitai chez lui.
Un mois après, à la veille du jour de Noel, il eut un terrible accident de moto du à un tiers en voiture qui n'avait pas bu, chose étonnante mais qui l'handicapa pour le reste de sa vie.
Les 6 années qui ont suivi je les ai passé à me consacrer entièrement à lui, devenant son infirmière, sa psy, son épaule solide, sa femme de ménage, sa compagne mais jamais sa maîtresse. Sa
secrétaire aussi.
J'en ai alors complètement oublié mon existence, et mon apparence s'en est alors trouvée, au bout de ces années largement transformée. Fini les coquetteries, les attentions que j'avais avec
moi-même sur mon apparence, mon corps et j'ai pris quelques kilos en plus bien sur dus à cette négligence mais aussi au stress de tout ce que cela entraînait dans ma vie quotidienne.
Quand j'ai décidé d'aller voir un psy parce que je craquais complètement, j'appris que ma place n'était pas là mais que c'est lui qui devait être à ma place. Enfin lui, mon mari (puisque entre
temps nous nous étions mariés). Il me rassura sur le fait que j'étais bien une personne à part entière, une femme qui avait le droit d'avoir des besoins et des désirs, qui devait se prendre en
main avant de foncer droit dans un mur.
L'épuisement se fit ressentir et malgré toute l'amitié très forte que j'avais pour lui je ne pouvais plus continuer à m'oublier ainsi au mépris de toute règle de vie dont j'avais droit.
J'eu une relation extra conjugale qui me remis sur le droit chemin et qui me permis de réaliser que je voulais être une femme accomplie mais au sein de mon couple et pas déchiée entre deux
hommes. Le divorce s'imposa à moi comme une évidence avant de sombrer dans un puits sans fond.
Une séparation n'est jamais facile mais celle-ci n'échappa pas à la règle.
S'en suivi une relation de 2 ans qui fut des plus destructrice sur le plan moral surtout et physique aussi. Les kilos continuaient à me "remplir" comme pour me protéger encore plus. Je dépassais
alors le poids de 105 kilos, puis de 110. En plein désespoir et appel au secours j'avalais quelques cachets que je savais sans conséquence tragique, espérant ainsi repartir après sur une nouvelle
vie que j'aurais alors choisi et dans laquelle j'existerais. C'est célibataire et enfin libre que je sorti de l'hôpital. Libre de vivre comme je le voulais et avec la certitude qu'avant de
remettre un homme dans ma vie, j'aurais pris le temps de m'écouter et de prendre soin de moi.
Je partis travailler quelques mois sur Paris, hébergé de droite et de gauche par quelques "amis" car ne trouvant pas d'appartement. Je faisais attention à ma nourrirture sans me priver mais je
rééquilibrais mes repas, faisais un peu de sport et cela porte ses fruits sur les 15 premiers kilos. La suite m'obligea à rentrer sur Dijon non à cause du travail mais du problème de logement. Et
me revoilà chez ma soeur et mes nièces.
Les crises d'angoisses et d'agoraphobie refirent surface et je passais mes nuits sur l'ordinateur a jouer à un jeu de rôle on line alors très prisé. J'y fis quelques rencontres mais malgré des
discussions très intéressantes avec quelques hommes et où nous nous trouvions beaucoup de points communs, dès que ma photo leur arrivait je n'avais plus de nouvelles. Eh oui, internet aussi à ses
limites et fait aussi attention à l'apparence des gens même si on se découvre des choses communes inimaginables.
Et il y eu l'impensable, celui en qui on ne croyait plus, la chose qu'on ne croit plus possible, le prince charmant de contes de fées qu'on a depuis longtemps mis de coté en se disant que les
contes racontent vraiment que des conneries... Il était là, derrière son écran et moi derrière le mien... Mais il fallait calmer ces rêves parce que il n'avait pas vu ma photo, parce que tout
collait trop bien et que cela ne pouvait pas être possible...
Par Tristane
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Samedi 8 décembre 2007
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01:31
Forte de ma playade de diplômes, je décidai sur un coup de tête de partir là où l'on m'offrait du travail et j'attéri un beau matin de décembre dans cette belle ville de Strasbourg.
Un poste d'auxiliaire de puériculture m'étais alors offert dans un service de rénimation en néonatalogie.
Les mois se sont succédés et petit à petit et ont vu mes kilos fondre et en 6 mois je me suis retrouvée au poids de 54 kilos soit 30 kilos de perdus. Je ne saurais jamais si la perte des ces
kilos causa ma dépression ou si cette perte était un signe annonciateur allant de paire avec la dépression et que je n'ai pas su déceler. Toujours est il que cela a abouti à cette dépression qui
perdure plus ou moins selon les étapes de ma vie.
Il est évident que j'ai aimé cette époque où j'ai vu un corps se transformer au delà de mes espérances. Pouvoir m'habiller d'une façon tellement différente et j'ai alors laché toutes mes
limites.
Il est aussi évident que j'ai eu un immense blocage devant l'image de cette personne qui n'était plus moi alors qu'en mon fort intérieur rien n'avait changé. Là commence alors un combat contre
soit même qui est assez sinueux parce que dans tout acte qu'on accompli, on n'a nullement l'impression d'y mettre de soit ou que cela vienne de soit. Le décalage s'est fait trop vite et trop
brutalement pour pouvoir accepter la femme que j'étais devenue et qui ne me plaisit que vue devant une glace ou dans le regard des autres.
Niveau vestimentaire j'ai alors pu enfiler quelques tenues plus sexy et qui me plaisaient beaucoup, j'ai dépensé des sommes folles dans les coiffeurs, esthéticiennes et soins divers de massages
et à mon plus grand bonheur, le regard des hommes changea sur moi. Il ne faut pas se leurrer, ce regard fait plaisir à voir et se pose plus rarement sur des femmes plus rondes ou obèses.
J'ai eu de nombreuses aventures aimant alors ce que je voyais dans leur regard et à ce moment honnêtement je ne recherchais aucune relation qui dure ni de sentiments.
Cependant, au cours de ces diverses relations, je rencontrai alors Jean Marie, déjà papa d'une petite fille qu'il voyait quand la maman voulait bien lui présenter et qu'il aimait énormément. Nous
vécumes en couple durant 1 an et demi jusqu'au jour où il m'annonça qu'il ne m'aimait plus comme cela un beau matin...
Il faut avouer que durant cette relation j'avais repris quelques kilos progressivement, peut être me sentant plus stable au sein d'un couple même si il n'était pas vraiment basé sur les
sentiments je le reconnais.
Après plus de 3 ans de ce séjour à Strasbourg, tumultueux et étrange, je retournai auprès de ma famille à Dijon et allais vivre chez ma soeur et auprs de mes 3 nièces. J'avais alors retrouvé mon
poids de départ et même un peu plus puisque je pesais pas loin de 90 kilos. Mais je me retrouvais enfin mieux dans ma tête. Malgré tout je du faire face a de grosses crises d'angoisse et de
panique, de spasmophilie soignées plus ou moins bien par ma généraliste du moment. J'ai tenté de voir de multiples psychologues ou psychiatres qui pour les uns m'ont culpabilisé et pour les
autres avec qui je n'ai pas accroché. Aucun en tous les cas ne l'aida à comprendre mes crises d'agoraphobie, de claustrophobie et compagnie apparues lors de ma dépression mais étais-je alors
assez prête pour écouter ce qu'ils auraient à en dire et à me remettre en question ? je ne pense pas.
J'ai repris le chemin du travail et à force de divers petits boulots, le cours de ma vie parsemée de quelques petites aventures loin d'être sentimentales.
Par Tristane
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Mercredi 5 décembre 2007
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Peut-être en fonction de mon surpoids ou de ma capacité a écouter les autres, j'ai toujours été la bonne copine et j'ai aussi toujours été fidèle en amitié.
Je citerais quelques unes qui m'ont marqué et ont toujours été près de moi sans me juger, sauf une...
Il y a eu ma Valou, que j'ai retrouvé il y a peu sur copains d'avant et avec une immense joie, avec qui nous avons réuni une tonne de souvenirs et qui a toujours été de bons
conseils.
Valérie M. avec qui je partageais des choses de filles comme toute bonne copine mais à cette époque pas trop accro aux choses concernant les garçons.
Nathalie St A. à qui je dus apprendre tout ce qui concernait le fonctionnement du corps de la femme parce que issue de parents très connus et très friqués, tout cela était tabou
chez elle.
Katia L.le genre fille populaire de l'école qui sortait avec son amour de jeunesse Arnaud C. et à qui je tenais assez souvent la chandelle et servais d'alibi. Qui m'a toujours
considéré avec respect et égalité intervenant toujours auprès de ma mère pour gagner du temps à passer ensemble le plus souvent chez elle.
Sandrine F. avec qui j'ai passé des moments de pur délice et mangé des paellas faites par sa maman excellentes.
Et dois -je vraiment la citer ? Magali G. avec qui j'ai tissé une amitié de 6 ans et qui m'a lâchement trahie en allant raconter à ma mère toutes les confidences que je lui
faisais sur ma vie privée ou autre. Bien sûr elle a argué que cela était pour mon bien ....
Je rajouterais mes amours secrets :
En maternelle il y a eu Matthieu R. qui à mon grand désarroi déménagea en cours d'année scolaire
Au collège il y eu Rémi T et Didier C
Et comme en amitié je suis fidèle en amour même quand cela est en sens unique, platonique et secret ;)
Par Tristane
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Mardi 4 décembre 2007
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C'est vers l'âge de 15 ans et en toute connaissance de cause que je me décidai à retourner voir cet endocrinologue espérant cette fois non pas un miracle mais une solution plus adaptée.
Après de nouveaux tests sanguins, il me proposa alors un traitement hormonal, reconnaissant alors que , ENFIN , il existait un problème à ce niveau. Traitement que je n'ai pas accepté quand j'ai
entendu la phrase suivante: "A l'heure actuelle, nous ne pouvons pas déterminer si ce traitement sera efficace. Il existe 50% de risque que tu doubles de volume et 50% de chances qu'il
marche dans le sens que nous voulons."
Devant tant d'incertitudes, ne me voyant pas encore plus grosse qu'à cette époque, je ne pris pas le risque de choisir cette option somme toute aléatoire quant à son aboutissement.
A 17ans 1/2, je dus consulter une gynécologue parce que bien sûr, toujours aucun signe de mes règles et de ma puberté. Là j'ai du avaler quelques hormones féminines pour déclancher de façon
artificielle un cycle qui ne venait pas et qui d'ailleurs est toujours très aléatoire. Le surpoids fut alors mis en cause dans ce non déclanchement spontanné de mon cycle pour certains praticiens
et d'une autre cause pour d'autres.
Continuant mes études avec enfin moins de complexes et une sensation d'être plus a l'aise dans mon corps au fil des années, j'obtins mon BEP puis mon BAC et mon diplôme d'auxiliaire
de puériculture tout cela avec succès.
C'est aussi à l'âge de 17 ans que mon insuccès auprès des garçons changea. Je fis la connaissance de S. qui avait 10 ans de plus que moi et qui était étudiant en médecine option gynécologue.
Complètement néophyte en matière des pratiques de l'amour il devint vite mon mentor et me fit découvrir mon corps sous un angle que je ne connaissais alors pas. Il était doux et attentionné mais
bien sur personne n'a jamais été au courant de notre liaison, j'étais encore mineure même si j'étais parfaitement consentante. Enfin durant les 9 premiers mois...
Parce que la fin a été plus violente et marquante que ces 9 mois de liaison passionnelle.
Les trois années qui suivirent je les ai vécu solitaires niveau relations, ne voulant plus qu'aucun représant du sexe masculin ne m'approche. Cetains se sont vu prendre quelques claques si ils
insistaient trop ne serait-ce que pour me voler un baiser.
Trois années où je poursuivi mes études et décidais alors de mettre cet "incident" de côté. Pensant alors que tout pouvait s'effacer avec le temps et que la vie ne faisait alors que reprendre son
cours normal...
Par Tristane
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Mardi 4 décembre 2007
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Je me permets quand même un petit apparté qui rappelera quelques souvenirs à certains ou certaines. Les années scolaires surtout collège et lycée. Ah ben oui, ça on va pas y échapper même si on
voudrait les oublier. Les surnoms plus intelligents et plus blessants les uns que les autres, les moqueries diverses lors des scéances de sport et même de la part de certains professeurs très
psychologues et les réflexions à la moindre barre de céréales que l'on se permet à 4h de la part de nos charmants camarades d'école.
J'ai vécu une année de 5ième en collège privé et sous la domination d'un garçon de ma classe, David E., qui passa toute cette année scolaire à ma prendre en tête de turc et à me taper tous les
jours de classe que Dieu faisait en plus des insultes sur ma morphologie et le reste. Devant une peur de plus en plus croissante de ma part d'aller à l'école et une perte d'appétit, des crises de
larmes, ma mère alla voir à 3 reprises ce Directeur qui ne fit aucun geste pour que cela cesse...
De plus, je suis issue d'un milieu simple d'ouvrier ou seul mon papa travaillait pour nous faire vivre, maman ayant décidé de s'occuper de ses deux filles (ma soeur de 5 1/2 mon aînée et moi
même), je n'avais alors pas les derniers vêtements à la mode, le dernier stylo machin et les dernières bottes de chez truc. J'héritais chaque année des vêtements de ma soeur et était vêtue dans
un style plutôt classique. Sans compter les calvaires dans les boutiques pour acheter quelques vêtements neufs où évidemment il n'y avait jamais ma taille et l'achat du moindre jean devenait un
enfer et me procurait quelques humiliations dans les magasins.
Je vécu les choses de façon plus tranquille une fois arrivé au lycée parce que c'est le moment où, changeant d'établissement je me suis mise à me dire "écoute ma grande ceux qui viendront vers
toi t'aimeront telle que tu es sinon ben ils ne savent pas a coté de quoi ils passent". Quelques insultes commencèrent à fuser sur mon poids mais là j'ai eu la force de dire "écoute si tu m'aimes
pas me parle pas mais je me fou pas de toi parce que tu es mince alors fou moi la paix". Après un gros choc avec une de mes camarade de classe en plein cours l'affaire a été vite réglée et j'ai
pu continuer mes études plus sereinement sans avoir cela en plus. Il est bien évident que cette demoiselle n'avait pas compris que de me surnommer "lipide" pouvait être blessant ou "tas de gras"
encore plus. Enfin même à 17 ans on peut rester très méchant avec les autres mais certains le sont toute leur vie...
Par Tristane
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Au commencement vient l'enfant. Je ne fus pas plus grosse qu'un autre bébé dès ma naissance pesant 3250g pour 52 cm. Les photos que j'ai de mon enfance, que ce soit ma toute petite enfance ou la
suite de mon évolution ne montrent nul part quelconque signe de préposition à l'obésité ou au surpoids. Ma courbe de croissance suivie normalement par les médecins de famille se révèla tout à
fait normale jusqu'à l'âge de 11 ans environ.
Chez certaines jeunes filles on parle alors de prépuberté et beaucoup n'attendent pas très longtemps pour en voir les signes : la pousse des seins, l'apparition de poils, et les premières règles.
Pour ma part ce fut la courbe de croissance qui changea mais pas forcément dans le sens qu'il aurait fallut. Petit à petit les kilos se sont entassés, les problèmes de santé aussi avec le port de
semelles orthopédiques et des chaussures loin d'être des canons de la mode de cette époque parce que je ne pouvais alors pas, une fois debout, faire se coller mes pieds sans que mes genoux gênent
cette action. Un genou-valgum ou jambes en X fut alors diagnostiqué et on s'empressa de reméder à cela prônant qu'après la puberté il ne serait plus possible de le corriger.
J'ai eu droit à des visites très particulières pour faire le tour des endocrinologues de ma ville de naissance (Dijon pour ne pas la citer). Des analyses de sang soit disant très complètes me
furent alors faites mais rien n'y fut décellé expliquant ce surpoids d'alors. Malgré plusieurs spécialistes consultés, un résultat devait donc s'imposer : LE REGIME ! il fallut alors expliquer à
ma charmante maman qui m'accompagnait dans ces tournées médicales comment me nourrir plus correctement, de façon plus équilibrée.
Un de ces médecins me fit malgré tout remplir pendant une semaine un cahier de tout ce que je mangeais avec les heures et les quantités. Tout y fut alors soigneusement répertorié pendant une
période de vacances scolaires sous l'oeil attentif de maman. Le moindre bout de pain ne fut pas épargné. Le résultat fut des plus surprenant puisque selon l'analyse de ce cahier, je ne mangeais
pas trop, même que mon taux d'apport calorifique était limite pour une collégienne mais allez savoir pourquoi on me le réduisit encore un peu plus...
Ceci est la première contradiction de ce parcours puisqu'il fut reconnu scientifiquement que je ne mangeais pas trop et que donc mes kilos en trop ne venaient pas de cette origine. Malgré tout on
m'imposa des viandes grillées au grill électrique et cuites sans matières grasses, des repas du soirs composés uniquement de fromage blanc pour m'aider à faire décoller une perte de poids qui ne
se montrait pas et on finit par m'accuser de manger à l'école en douce et de ne pas faire d'efforts. L'endocrinologue nutritioniste de l'époque me sorti aussi à ce moment là : "cela n'est pas la
peine de revenir me voir tant que tu n'auras pas perdu un kilo de plus et fais plus d'efforts pour y arriver". Nous sommes bien sûr dans le début des années 1980. J'avais alors dans les 13-14 ans
et pas de règles à l'horizon, alors que toutes les copines étaient "formées" et moi bien en retard là dessus.
Par Tristane
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Selon la médecine nous allons définir clairement pour tout public non averti et avant d'aller plus loin certains termes :
Obésité : L'obésité est un terme médical concernant une caractéristique physique caractérisé par une masse adipeuse plus importante que la plupart des gens,
répartie de façon généralisée dans les diverses zones grasses de l'organisme.
Obésité morbide : l’obésité morbide se définit par le calcul de l’indice de poids corporel
(Body Mass Index = BMI = Indice de Masse Corporelle = IMC).
Le BMI (ou IMC) est le rapport entre le poids (exprimé en kg) et le carré de la taille (exprimée en m).
Soit: BMI (ou IMC) = poids en kg / (taille en m)²
|
Poids normal : BMI entre 18 et 25.
Excès pondéral : BMI entre 25 et 30
Obésité : BMI entre 30 et 35.
Obésité morbide : -BMI > 35 (avec au minimum 2 complications liées à l'obésité)
- BMI>40
|
L'obésité morbide est une maladie : le taux de mortalité augmente en effet gravement à partir d'un BMI de 35
Complications liées l’obésité morbide :
Maladies cardio-vasculaires, hypertension artérielle
Diabète gras de type 2
Hypertriglycéridémie
Hypercholestérolémie (avec baisse du cholestérol HDL dit "bon cholestérol")
Apnées du sommeil et troubles respiratoires
Douleurs articulaires arthrose lombaire, de la hanche, du genou)
« Brûlant » (reflux gastro-oesophagien)
Problèmes psychologiques graves
Infertilité
Par Tristane
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Mardi 4 décembre 2007
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Comment expliquer la naissance de ce site alors que chaque jour le net en voit fleurir des milliers ? Tout simplement parce que malgré ces milliers sur cette toile qu'est le net je n'ai pas
trouvé ce que je cherchais...
Nombres de blogs et de pages persos nous décrivent la détresse ou les problèmes que rencontrent des personnes étiquetées sous le terme d'Obésité Morbide.
Mais comment cela peut arriver, quel est ce chemin qui conduit à ce qu'un jour un médecin vous classe dans cette catégorie de personnes ? comment se relever après ces deux mots si crus et si
incompréhensibles ? Et si on en parlait un peu ensemble ? Si on arrivait à faire comprendre aux mauvaises langues que ce n'est pas de trop manger ? que ça implique sur notre santé et notre vie
quotidienne des problèmes insoupsonnables et que l'on préfère cacher par honte ou par peur de l'incompréhension..
Par Tristane
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Publié dans : Mon parcours d'obèse
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